Pour patienter avant la sortie du tant attendu « The hateful eight », retour sur un des films les plus féministes de Quentin Tarantino : Boulevard de la mort.

En quelques mots c’est l’histoire de Stuntman Mike (joué par Kurt Russel), ce qui le fait bander c’est de tuer des femmes. L’action se déroule en deux parties bien distinctes. Chacune de ces parties comprend 4 femmes aux personnalités bien différentes et au caractère bien trempé. Si tu ne l’as pas encore maté, je te conseille vivement d’annuler tes plans de ce soir et de filer chez toi, tu le regretteras pas.

Au-delà de l’esthétique incontestable que nous offre une fois de plus Tarantino, c’est la place des femmes dans ce film que l’on retient. En apparence tu pourrais les voir comme des petites meufs jolies et sexy (et pourquoi pas un peu stupides). Mais on comprend très vite que ce sont des femmes 100% indépendantes, ambitieuses et assumées.

La couleur est vite annoncée : elles ont un langage très cru entre elles, se racontent leurs histoires de cul de manière très décomplexée (et oui les gars, ça se passe comme ça en vrai), elles portent des micro shorts, mais surtout… C’est elles qui décident. Elles décident qui, quand, et comment. Elles te font bien sentir qu’elles n’ont besoin de personne (non non, même pas de toi).

Dans la deuxième partie du film, les filles sont encore plus badass. Le style qui pose leurs couilles sur la table (hum, si elles en avaient quoi) et qui se mettent sur le capot de la bagnole pendant que leur copine roule à 200 sur une petite route (respect à Zoë Bell qui a réalisé elle-même cette cascade – badass on vous dit).

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Kurt Russel (alias Stuntman Mike) est pas mal non plus en cascadeur aux pulsions meurtrières qui roule d’Etats en Etats, au volant de sa voiture deathproof. À la fois personnage principal (sans lui il n’y a pas d’histoire) et secondaire du film, il ferait presque de la peine. Il semble désemparé devant le caractère de ces filles-là, et complètement seul. Fasciné par les femmes, il se trouve tellement impuissant que son seul moyen d’asseoir sa dominance de mâle est de les tuer (quand il y arrive).

Pour finir, le troisième « personnage » omniprésent est la voiture. Toutes les actions importantes du film impliquent au moins une voiture (non, rien à voir avec Fast & furious). Mais comment parler de ce magnifique film sans mentionner la soundtrack ? Encore une fois Tarantino a vu juste en balançant quelques petites pépites très bien choisies (+10 pour la très sexy lap dance de Vanessa Ferlito sur Down in Mexico des Coasters). Ecoute ça !

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Written by Ludovic Mazarin
Rudeboy, In the rhythm of life.