Damso, Khaled, Booba, Kanye, mieux que la crise de la quarantaine, la paternité transforme les plus durs des rappeurs en guimauve. Retour sur ce phénomène qui nous ferait presque oublier les paroles les plus crues des génies de la punchline. 

Septembre 2017, voilà maintenant un bon moment que le rap s’est installé dans le paysage musical français et international. Ajouté à cela le règne des réseaux sociaux, mélange un peu et ça donne des posts Instagram où Booba peine à se faire respecter par ses enfants, et des story snapchat où Damso en bave pour faire dormir son petit Lior.

Entre boobies et photos d’enfants leurs coeurs balancent 

Le contraste est énorme. D’un côté des lyrics toujours plus trash, la culture du clash et la compet’ pour savoir qui a la plus grosse, de l’autre l’innocence de ses jeunes pères un peu pommés qui partagent sur les réseaux leur galère. Comme tous jeunes parents les débuts sont difficiles, surtout quand leurs gosses ont hérité d’un sacré tempérament.

Illustration parfaite de ce paradoxe, il n’y a que sur les comptes instagram de ces papas rappeurs que se côtoient sans gène des boobies, des clashs et des photos d’enfants, il y en a pour tous les goûts.

Pour bien illustrer le phénomène voici différentes catégories de papas rappeurs qui sévissent actuellement sur la toile, du pire au meilleur à toi d’élire ton pref’ 

Les papas inspirés : 

Kanye : Only One, l’une des plus belles chansons de Kanye, où il explique avoir eu une grosse phase en tenant North dans les bras en studio, il aurait senti sa mère qui lui parlait. Résultat une contine avec Paul McCartney sortie en 2014 et au combien mélodieuse.

Damso dans son très acclamé dernier album Ipséité, chante sa « peur d’être père », titre introspectif en plein milieu de l’album. Il affiche également sans complexe son amour pour Lior et ses péripéties de jeune papa sur Snapchat. En avril dernier dans son interview fleuve avec le site booska-p, il annonçait déjà préparer son prochain album. Hâte de voir si ses premiers mois de paternité vont l’inspirer, je propose un « j’ai peur de ne plus jamais dormir » une contine sans chichi qui assommerait tous les gosses de moins de cinq ans même ceux qui font leur dents ( la pire espèce).

Le papa dans l’excès #DJKhaledLaisseTonFilsRespirer

DJ Khaled met en scène à outrance son fils Asahd qu’il signe comme producteur exécutif de son dernier album, affiche sur la plupart des couvertures de ses singles & de son dernier album. À même pas un an voilà comment bien assurer des royalties pour toute une vie. Khaled n’a donc pas que les clés il a aussi un porte-monnaie bien rempli et aimerait que ça reste ainsi. Et comme si ça ne suffisait pas Asahd avant même de savoir parler a son compte instagram, et ses millions de followers car la relève ça se prépare maintenant. Les enfants stars le business chéri des ricains, n’a pas fini de te surprendre.

Le papa en quête de respect #Booba

Ça n’a échappé à personne le compte instagram de B2O est parsemé de vidéos avec Luna & Omar. Et certaines illustrent bien comment il galère avec ses deux petites canailles et particulièrement Omar toujours en plein apprentissage de la notion de partage, de glace en particulier :

#encorelui #laloiduplusfortesttoujourslameilleure 🦍

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On retiendra donc que la meilleure façon de mener cette vie de papa rappeur c’est de pousser à la salle pour pouvoir balancer tous tes gosses à la flotte. Une fois calmés, il ne reste plus qu’à se cloitrer en studio  sous prétexte qu’on a une famille à nourrir et pour cela des futurs disques d’or à enregistrer. Mic drop.

They ask me what do i do for fun…

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