La Frasque a passé le week-end à Marseille pour découvrir et profiter de l’expérience Marsatac et c’est sûr on reviendra. Comme on est sympas on te laisse le choix de lire ou de regarder notre report du festival juste en dessous raté ;)

 

 

Va bene à Marseille

Arrivés la veille du festival on en a profité pour admirer Marseille depuis Notre Dame de la Garde, aller se baigner dans les criques du quartier Malmousque, avaler une menthe à l’eau en terrasse dans le quartier historique du Panier tout en observant la détente légendaire des habitants et tout ça sous le soleil god bless.

Jour 1 : Danser le Mia de 7 à 77ans

Lomepal x Roméo Elvis la bromance qui fait plaisir

Vendredi 15 juin Marseille, rdv est donné au parc Chanot à 18h. Une fois les bracelets cashless chargés direction la grande scène où joue Antoine aka Lomepal face à un parterre de jeunes qui chantonnent ses paroles à tue tête. Celui qui commença son set en sweat à capuche sous 27 degrés aura vite fait d’être rejoint par son compère et bête de scène Roméo Elvis pour nous offrir un concert unique mêlant leurs univers. Amis dans la vie on sent que c’est un vrai kiff pour eux de partager cette scène, et ils nous balancent leur énergie comme jamais. Les deux finiront bien évidemment torse poil à dicter au public de gueuler toujours plus fort, sauter toujours plus haut, après des semaines de tournée on sent que les deux sont archi rodés, à l’aise sur scène et avec leur public qu’ils connaissent par coeur.

Ce double plateau inédit était donc un warm up parfait pour les papes de Marseille qui débarqueront juste après sur la grande scène.

Lord Esperanza chauffe les salles plus vite que les meufs

En attendant le changement de plateau on a filé voir Lord Esperanza au Palais Phocéen salle en intérieur et aussi la plus petite scène du festival mais la plus énervée. Lord esperanza hyper actif balance une énergie folle et communicative qui fera pogoter son public comme jamais. Quand vient le temps de jouer son titre « Maria » à la prod latino, le concert prend encore une autre ampleur, ça danse, ça saute, ça fait plaisir.

IAM à la maison

À 21h pétante de retour sur la grande scène IAM entonne son premier titre face à un public connaisseurs et fervent supporters du groupe. Toute leur performance est précieuse car fédérant un public ultra divers. Dans le public on aperçoit des jeunes, des vieux, des pères venus montrer à leurs fils de 10ans le groupe qui a marqué leur jeunesse. IAM est à la maison à Marseille et à deux pas du Vélodrome ils font le taff et enchainent leurs meilleurs titres en communion avec leur public sous le soleil couchant de la cité phocéenne : une expérience magique vraiment.

Une fois le « mia » dansé et le « petit frère » sermonné on en a profité pour aller manger un petit tajine des familles aux corners food et ça, ça fait plaisir. 

Ensuite on a passé une tête sur le show de Ho99o9 un groupe labellisé hip hop si l’on en croit google mais définitivement plus métalo punk quand on les voit sur scène. Ambiance guerilla retournage de salle et anim’ video chelou en scénographie, ça vaut le détour.

Petit Biscuit deviendra grand

Pas facile de succéder à IAM sur la grande scène de Marsatac et c’est Petit Biscuit qui s’y colle.  Du haut de ses 20ans il affirme que jouer devant autant de personnes était pour lui « un rêve de gosse ». De quoi te faire sentir comme une merde, toi qui à 30ans n’a toujours ni taff, ni rêve, ni meuf et même pas Benzema en edf.

Si l’artwork video de sa scénographie était vraiment belle et mettait en valeur son show, Petit Biscuit a clairement peiné à occuper cette scène seul, intimidé ou peut être juste réservé, sa présence scénique cassait clairement avec les artistes qui l’avaient précédé et c’est un peu dommage.

Myth Syzer choqué et déçu on lui fera plus de bisous

Le set fini on a patienté un long moment pour pouvoir voir Myth Syzer en live, parce qu’on l’aime d’amour, qu’on a saigné son dernier album « Bisous » pendant plusieurs semaines et qu’on avait clairement qu’une hâte c’était crier les paroles et s’ambiancer sur la scène du palais phocéen.

Sauf que voilà, 1h45 tapante Myth Syzer arrive sur scène et annonce qu’il fera un dj set, et se met à mixer comme s’il était à une soirée Yard à la Wanderlust.

Et là, nos coeurs se brisent, déception ultime. On était venu voir un artiste performer son dernier album et on tombe sur un Myth Syzer caché derrière sa position de producteur/dj comme s’il n’assumait pas son statut d’artiste, alors même que son album a été plébiscité dans tous les médias. Alors okay il y a énormément de featurings sur cet album et c’est sûrement une galère à jouer sans les artistes qui y figurent mais mec tu t’arranges tu fais un bail, tu bosses ta scéno, ton show etc mais arriver sur scène à 1h45 ton verre à la main la clope au bec et balancer un remix de justin timberlake señorita ? Vraiment ? t’aurais pu faire mieux nan ? Voilà donc on était tellement choquées et déçues qu’on est tipar avant la fin pour sécher nos larmes plus loin.

Avec un Uber marseillais meilleur ami tu deviendras

À savoir les transports la nuit à Marseille c’est une galère, prévoyez de rentrer en taxi et si vous sympathiser avec un uber la veille garder son num ça vous évitera d’attendre 100ans à la sortie de Marsatac pour rentrer chez vous pour la somme de 4 grecs les frères.

Jour 2 : Les mineurs de la région PACA

Aloha Orchestra, la chaleur de la pop normande

Cette deuxième journée du festival débute sous un soleil de plomb avec Aloha Orchestra que l’on découvre en live. Ce groupe de pop indé tout droit venu du Havre a de l’énergie à revendre. Mené par un chanteur charismatique tout à fait sympathique, ils ont réussi à ne pas se laisser décontenancer par la tâche ingrate de débuter cette deuxième journée de festival et jouer devant moins de 200 personnes.

Rejjie Snow meilleur en streaming qu’en live

Juste après eux c’est Rejjie Snow qui enchaine un set plus ou moins réussi. On notera qu’il ferait bien de parler avec son ingé son car à part ses basses on entendait pas grand chose et c’est dommage car en passant juste avant Nekfeu le public des 15/18 amateurs de rap était techniquement déjà dans sa poche.

Car oui le gros changement ce samedi 17 juin c’est le rajeunissement visible du public à l’image des têtes d’affiche qui séduisent évidemment un public fan de la nouvelle scène rap et électro.

Nekfeu & sa clique retournent Marsatac

À 21H c’est sous les cris de centaines de jeunes filles avec leurs baskets Fila aux pieds et leur bananes autour du coup que Nekfeu débarque sur scène. Un peu timide au premier abord car de retour sur scène après des mois d’absence, il retrouve assez vite ses marques pour balancer sa sauce. Le fenek est comme toujours entouré de ses potes : Doums puis 2zer puis tout le s-crew. Nekfeu c’est un peu comme ton meilleur ami qui promet de n’incruster qu’une personne et se ramène finalement à 15 en soirée, il se déplace en bande ou rien.

Le show s’est donc orchestré autour de lui et ses potes à qui il laisse toute la scène, ainsi Doums et 2zer jouent chacun des titres inédits de leurs projets respectifs. À l’image de Roméo Élvis et Lomepal la veille, Nekfeu et son équipe sont archi rodés en terme de performance en festival et le public le leur rend bien.

Alors certes il y avait moins de monde que pour IAM mais tout ce qu’on leur souhaite c’est de finir comme eux. Car vraiment l’expérience en live était nickel ils connaissent tous les codes, du chariage du public pour les réveiller à l’orga de pogo monumentaux, ils savent performer et font bouger la foule aussi bien qu’IAM.

Moha La Squale mannequin/chanteur/acteur/influenceur/beau gosse/ surcoté ?

On finit par la très attendue performance de Moha la squale jeune rappeur/comédien qui enchaine les interviews plus vite que sa musique et que les maisons de disque se sont arrachées pour signer son premier album sorti trop vite.

On avait hâte de voir ce que ça donne en live. Du haut de ses 22ans le parisien commence par provoquer les marseillais et se prend un énorme « Paris, Paris on t’encule » scandé par le public du palais phocéen dans la gueule, très très drôle. Avec son physique de mannequin un poil bad boy Moha La Squale a rameuté tout le public féminin de Marsatac et grâce à une street cred honnête il a aussi séduit tous les mecs et les ultras marseillais qui sont venus en nombre. Sur les deux jours de festival c’est celui qui aura le plus rempli la salle du palais phocéen, même les agents de secu filmaient le concert c’est pour dire le buzz autour du parisien. Après si l’on doit parler sincèrement c’était pas ouf comme prestation car à l’image de son album assez répétitif, il hurle ses paroles avec un charisme dingue mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à voir et à entendre pour l’instant.

 

En conclusion les gars si vous ne l’aviez toujours pas compris Marsatac ça fait plaisir et on vous recommande chaudement d’y songer pour l’année prochaine, un petit week-end musical sous le soleil pour préparer l’été ça se tente fortement.

Share: