Après la montée en puissance du crew « Les Tontons Flingueurs » et à l’occasion de son premier projet solo LE BLOOD, nous avons pu rencontrer Lasco, jeune rappeur membre du crew « LTF ».

 

Pour commencer, parle-nous un peu de toi ?

Lasco, j’habite aux Lilas, je fais du rap depuis quelques années, notamment avec le groupe LTF.

 

Comment tu t’es lancé dans le rap ? Dis nous en plus sur ton parcours ?

Mon approche du rap s’est faite par l’écriture autant que par la musique. J’ai toujours écrit beaucoup de choses. Le rap est apparu comme la liaison parfaite entre l’écriture et la musique.

Concernant mon parcours, j’ai commencé à me tourner vers le rap à 14 ans. Mais le vrai déclic que j’ai eu, c’est quand un pote d’enfance m’a emmené voir un concert de NTM pendant la reformation du groupe en 2008. Au début, comme tout le monde, je montrais mes textes à quelques potes. Ensuite, j’ai enregistré quelques sons chez moi, en mode « garage band ». C’est devenu beaucoup plus sérieux avec le temps, d’ailleurs, j’écrivais régulièrement avec Lesram. J’ai également eu un premier groupe au sein de mon lycée. Lesram m’a fait rencontrer des potes de son lycée qui étaient aussi dans un délire « rap », on a d’ailleurs fait une radio tous ensemble. En sortant de la radio, on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse un truc. C’est alors que l’idée d’un collectif s’est posée, mais c’est plutôt devenu un crew : Les Tontons Flingueurs. Tu peux d’ailleurs le voir comme une écurie de rappeurs.

Quelles sont tes inspirations dans le rap ?

J’ai écouté énormément de rap. Après, c’est marrant parce que tout peut m’inspirer. Parfois, il y a même des sons qui m’ont beaucoup inspiré mais que je n’ai pas forcément saigné. Mais après forcément, il y a des mecs qui t’inspirent plus que d’autres.

Tu n’as pas un artiste ou un album à nous donner que t’as vraiment apprécié ?

Un album que j’ai grave écouté, c’est Real Brothers de Bg Knocc Out et Dre’sta, c’est les petits de Eazy-E.

On va parler de ton projet, en quelques mots, peux-tu m’en dire plus sur LE BLOOD ?

Le projet s’appelle LE BLOOD, car littéralement ça veut dire le sang, c’est ce qui me définit moi-même mais c’est également une appellation pour tous mes proches. Il faut prendre ce projet comme une clé de lecture, il va permettre à ceux qui écoutent de comprendre mon quotidien, de savoir ce que je vis tous les jours.

Site de téléchargement : http://leblood.fr/

 

Ton morceau préféré dans le projet ?

J’aime tous les morceaux bien sur ! Après, de mon point de vue, c’est le morceau ZOUK que je trouve le plus intéressant. Il y a eu comme une spontanéité quand je l’ai fait, un petit quelque chose qui s’est passé. C’est comme une oeuvre à part entière, je ne pourrais pas en refaire un deuxième comme ça sans paraître prétentieux. C’est clairement mon son préféré.

Quand on écoute ton EP, tu parles beaucoup des Lilas, pourquoi ?

Parce que comme je te l’ai dit, dans LE BLOOD, on peut également inclure Les Lilas qui est ma ville. J’ai beaucoup déménagé, 6 fois exactement, et que aux Lilas. C’est une ville qui a beaucoup de personnalité, ou il se passe pas mal de chose. J’y ai vécu toute ma jeunesse, et j’y vis encore d’ailleurs.

Mais du coup, c’est important de le mettre en avant dans tes sons ?

Ce n’est pas spécialement important, c’est plutôt quelque chose d’instinctif, c’est une ville qui m’a marqué, et du coup ça me définit pas mal. Si j’étais un tableau, Les Lilas serait comme une couleur qui reviendrait tout le temps. Je me sens forcément attaché à la ville par rapport à ma jeunesse. D’ailleurs, sur la cover de l’album, tu pourras remarquer que j’ai mis la tour des Lilas qui est le symbole de cette ville.

Il y a un son qui m’a surpris dans ton EP, c’est Coquillages, qui se détache du reste du projet. Comment est-né ce morceau avec des sonorités beaucoup plus tropicales et dancehall ?

Tout d’abord, c’est le seul featuring du projet avec Lpee et Lucid. J’écoute plein de styles de musique, pas uniquement du rap. J’aime beaucoup la dancehall mais je ne voulais pas forcément faire un morceau dancehall pour montrer que je fais de la dancehall. D’ailleurs, il y a un côté assez nostalgique et un message vachement profond que ce soit dans mon texte ou celui des deux autres dans ce morceau. Mais pour être honnête, j’ai fait plein de morceaux dont celui-ci, et je l’ai bien aimé, il a cette couleur Dancehall, mais il ne trahit pas forcément le reste du projet. Comme on dit souvent, le premier projet est vachement personnel, car tu parles de tout ce que tu as vécu, et ce morceau est cohérent par rapport à ça. En faite, dancehall ou pas, c’est pas le plus important.

Pourquoi t’as fait un clip pour ZOUK ?

ZOUK était le son que je jugeais le plus intéressant et c’est celui là que je voulais mettre en valeur. Je n’ai pas eu de stratégie, c’était vachement instinctif, je reste beaucoup plus sur l’aspect musical de la chose.


C’est ton premier projet solo, tu espères quoi avec cet EP ?

Je fais ma musique parce que c’est ce que je fais et ce que je suis. Maintenant, si il peut être vu comme une carte de visite, tant mieux. Mais je ne l’ai pas fait dans l’idée d’en faire une carte de visite. En écrivant le son LUNDI APREM, je me suis dit que c’était le moment de sortir un projet solo. L’idée de sortir un projet traînait dans ma tête depuis pas mal de temps, mais c’est ce morceau qui en est l’élément déclencheur. Du coup, je n’espère pas grand chose, j’attends et je verrai.

Qu’est ce qui fait ta particularité dans le rap ?

Je suis très attaché à la structure du morceau. Il y a également des thèmes qui peuvent paraître assez classiques que je vais aborder à ma manière, c’est très personnel. Après, chaque rappeur a quelque chose qui lui est propre.

Pour finir et notamment pour les gens qui veulent te suivre, quels sont tes projets futurs ?

J’ai quelques idées en tête, mais pour l’instant, j’attends de voir comment évolue le projet avant de parler d’autre chose. Concernant les concerts, il y a une tournée avec LTF en France, et je reste focalisé là dessus car ça va prendre pas mal de temps.

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Written by Yvan Palma
Poète Zinda