Voilà des mois qu’on crush fort sur le compte Instagram @violenteviande qui ne connait ni la censure ni le mauvais goût. Son humour cru nous fait hurler de rire tellement il est pertinent, on a profité de la sortie du livre La Vie Est Bonne illustré par son acolyte Lucy Macaroni pour lui poser 2/3 questions cash.

La Frasque : Quand & comment t’es venue l’idée de démarrer ce compte insta ?
Violente Viande : Un Dimanche chez moi l’année dernière. J’ai toujours aimé écrire des conneries et les réseaux sociaux sont faits pour les gens lâches comme moi qui aiment balancer des phrases horribles en se cachant derrière leur écran. Je t’avoue que je l’ai fait sans calcul en fait. C’était juste pour voir.

La Frasque : Où trouves-tu l’inspiration ?
Violente Viande : Dans l’actualité, en parlant avec mes copains, en répondant aux gens qui m’écrivent en DM. Je pense que je suis bon en répartie, à renvoyer la balle. Donc il faut me chauffer !

La Frasque : Combien de temps est-ce que tu passes sur insta par jour ?
Violente Viande : C’est dilué dans la journée bien sûr mais je pense que condensé ça doit représenter un bon tiers. C’est énorme. Je n’ai même plus le temps de jouer à Far Cry.



La Frasque : Tes 3 comptes préférés?
Violente Viande : Let’s smile at strangers, James Felix Raw et 200 percent 

La Frasque : Le post insta dont tu es le plus fier ?
Violente Viande : « Mourir d’amour en Crimée ». C’était au moment où les assassinats d’homosexuels en Tchétchénie et puis la politique générale russe face aux gays faisaient la une. Mais bon ça a pas du tout marché. Bien fait pour ma gueule, je me suis pris pour un intellectuel Superman de merde. Et puis Instagram n’est pas l’endroit où les gens veulent ce genre de contenu. Je continue quand même parfois, en les prenant par surprise.

La Frasque : Celui que tu regrettes s’il y en a un ?
Violente Viande : Aucun ! J’assume tout.


La Frasque : Est ce que tu trouves que tu peux dire ce que tu veux sur Insta ?

Violente Viande : On peut dire ce qu’on veut, c’est juste que chaque personne n’est pas forcément préparée à lire les choses. Du coup, elles signalent les contenus comme des grosses putes qui trouvent en cette activité un échantillon de charisme ou d’autorité dont elles manquent dans la vraie vie. Les gens se prennent pour des héros et se ridiculisent en volant au secours d’autres qui ne leur ont rien demandé. Je me suis emporté je crois…

La Frasque : Est ce qu’il t’arrive de stalker/ te perdre dans des trous noirs d’insta comme le commun des mortels ?

Violente Viande : Bien sûr, surtout quand je fais caca.

La Frasque : Enfin ton livre « La vie est Bonne » sort aujourd’hui aux éditions Payot, une belle preuve que The real Life c’est mieux qu’Instagram des fois nan ?
Violente Viande : Alors ça, ça dépend. Je suis pas sûr qu’il y ait d’aussi beaux culs que sur Instagram dans la vraie vie ! Et pour revenir sur ta question, ce n’est pas que mon livre, c’est surtout un énorme travail de la part de Lucy Macaroni l’illustratrice et de notre éditeur.


La Vie Est Bonne aux Éditions Payot est dispo ici
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