A mi-chemin entre science-fiction et tournant technologique véritable, les progrès de la robotique ont entraîné une véritable amélioration du confort de vie dans les sociétés occidentalisées. Mais comme l’accélération du développement de ces technologies ne semble pas ralentir, il est normal de se poser la question de la limite, pour ne pas se retrouver face à un scénario à la Battlestar Galactica ou à la Matrix (ou autres nombreux films de S-f) où les robots se rebelleront contres leurs créateurs humains.

Difficile d’imaginer retourner désormais à une société sans robots. Qui fabriquerait les voitures à une vitesse démesurée, qui irait se risquer en premier sur la surface d’une planète inconnue où il sera laissé à l’abandon, qui piloterait les avions quand les conducteurs souhaiteront se reposer ? Et tout cela sans compter tous les petits robots domestiques qui ont transformé les tâches ménagères ingrates en un jeu ludique (ou presque). Mais à laisser des machines faire le sale boulot à notre place, ne prenons-nous pas un risque de voir notre condition humaine peu à peu changer, surtout quand on voit les progrès de la science en matière de médecine ? De l’œil au bras bionique en passant par le cœur artificiel, il est possible de créer un véritable humain bionique avec juste un cerveau à l’intérieur. Alors comment différencier à ce moment l’humain de l’ordinateur ?

Peut-être ai-je justement trop vu de ces films futuristes qui prédisent un avenir robotique pour l’espèce humaine, toujours est-il qu’il vaut mieux se poser la question avant qu’il ne soit trop tard. Il se peut par exemple que l’armée décide de remplacer ses soldats par des robots dans les conflits futurs. Si l’initiative permettrait de sauver des vies, on ne peut que s’inquiéter d’un système où seuls des robots s’affronteraient entre eux pour le salut de telle ou telle nation. Car si les êtres humains sont loin d’être infaillibles, les robots n’en sont pas moins corruptibles.

Les récents coups d’éclats des hackers et leurs rançongiciels dans les ordinateurs de nombreuses entreprises britanniques à rappelé à tout le monde qu’aucun système informatique n’est inaccessible pour qui a les connaissances et le matériel nécessaires. On suppose que personne ne va venir hacker notre frigo pour le rendre plus froid, mais quand on sait que la voiture automatique est pour bientôt, des questions légitimes de sécurité publique se posent.

Mais attention, loin de moi l’intention de jouer les anti-robots, bien au contraire. D’un point de vue culturel, les robots ont beaucoup à apporter pour nous libérer des limites de notre condition humaine et proposer de nouvelles façons de voir la musique ou la peinture, voire même de créer de nouveaux arts à part entière. Avec quelques algorithmes bien sentis, on pourrait créer un robot machine à tube qui enflammerait les stades du monde par des spectacles novateurs et aux effets encore jamais vus. Les perspectives positives sont infinies.

Comme je l’ai dit auparavant, les robots dans le domaine de la santé, de ceux qui analysent à ceux qui réparent avec une précision impossible pour des humains, sont aussi une bénédiction pour l’humanité. Tout comme ceux augmentant la fiabilité et la sécurité de nos divers moyens de transports et de communications. Mais comme dans tout domaine, tout dépend des intentions, bonnes ou mauvaises, de ceux détenant ces technologies. On peut aussi bien imaginer des robots utilisés de manière nouvelle ou inhabituelle, que de manière récréative, pour les loisirs.

Au final, dans notre vie de tous les jours, sur scène ou au travail, les robots n’apportent que du positif. Alors pourquoi tant de scénaristes et de cinéastes ont imaginé autant d’histoires où cette symbiose entre biologie et robotique tourne mal ? Et si au final, ce n’est pas des robots que nous devrions nous méfier, mais des humains les créant ? Je suppose que l’on aura pas de réponse avant plusieurs centaines d’années, alors nous sommes condamnés à ne jamais savoir, à moins que des robots nous apportent l’immortalité. Mais là c’est un autre débat qui s’ouvre…

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