Live Report KillASon à Solidays

Avec un peu de retard pour ce premier report, mais après un weekend si intense il faut le temps de se remettre de ses émotions. Je n’ai pas spécialement la foi de parler de 40 concerts alors je vais parler de celui qui m’a le plus surpris et marqué. Un gars sûr de sûr KillASon, une machine de guerre !

Je sortais tranquillement du live de Ibrahim Maalouf et je m’étais fait la réflexion en regardant la programmation que ce dude nommé KillASon avait l’air d’avoir une bonne tête à faire du hip-hop sunshine pour se poser au soleil.

Le temps de prendre quelques bières onéreuses, je me dirige vers la scène et je me retrouve étonnamment proche des premiers rangs.  Je commence à me dire que ça doit être bien trop chill/chiant comme musique ou simplement que c’est un MC bien rincé pour qu’il y ait si peu de monde. Et puis arrive un renoi avec une vraie attitude d’OG qui me fait penser tout de suite que ce n’est pas de l’acting et qu’on va prendre une bonne tarte. Sur scène il est solo avec un ordi duquel il lance ses prods. Ici nous sommes sur du véritable self-made.

Il entame le premier track dont je ne connais évidemment pas le nom et c’est la combustion instantanée : on ne va absolument pas chiller au soleil mais sauter partout sous cet accueillant chapiteau. Il m’a réellement fallu moins d’une minute pour comprendre à qui j’avais affaire. C’est une sensation assez enivrante de se retrouver face un à artiste inconnu et qu’après seulement quelques instants on puisse entrevoir tout ce que sa musique peut apporter en live. Des amis repartent chercher à boire, on me demande si je veux y aller, hors de question. D’abord parce que je suis feignant quand je suis fonsdé et, ensuite, car le live était si intense que je savais pertinemment qu’en partant j’allais rater le meilleur concert du festival.

Il est impressionnant: c’est un Français, mais il enchaine des flows différents en anglais avec une facilité déconcertante. Il lâche des punchlines qu’un mec à l’anglais aussi douteux que moi peut comprendre. C’est surtout une bête de scène : il occupe tout l’espace et a une aura de malade, sombre et pleine de lumière à la fois. Heureusement qu’il est seul sur scène, s’il y avait un groupe deux choses l’une : soit ils se mettaient tous sur la gueule soit on brulait la scène. Une heure d’énormes kiffs, il nous fait aisément cheminer sur la route d’une performance hors norme. Je me fais même la réflexion qu’il doit être insupportable comme pote, trop d’énergie, trop de place et un univers si intriguant. Le mec te vole ta gow avec le sourire, c’est indécent. J’aurais pu être un cas isolé, mais c’est bien faux. La foule est en délire, entre énormes instrus, salto, performance de danse et refrains qui turnup : Je ne m’étais pas trompé.

Alors forcément après le concert je me dis qu’il serait utile de digger un peu sur lui, histoire d’écrire un report un peu quali. Je découvre que c’est un artiste ultra aguerri pour son âge, parents artistes, double champion du monde de danse à 14 ans, batteur et beatmaker. J’étais encore sur le pot, qu’il composait ses premiers tracks. Alors comme il m’a foutu un peu le seum je ne vais pas continuer les louanges et vous laissez découvrir un peu sa musique avec un seul conseil mais très important : allez le voir en live, car sa musique mérite d’être écoutée dans des belles dispositions pour en prendre la pleine mesure.

Share:
Written by Ludovic Mazarin
Rudeboy.