D.R.A.M-badaboum

D.R.A.M, c’est l’une des dernières belles sensations venues de la Mecque du rap que sont les Etats-Unis. Une vraie vague de fraicheur dans un paysage dominé par la trap sombre et psychotique de Migos et Future. Le nounours le plus talentueux de rap game était de passage à Paris dans la belle salle du Badaboum, on y était et on vous raconte.

Une certaine excitation s’empare de nous au moment de passer la porte du 2B rue des Taillandiers. Ce soir, on s’apprête à voir D.R.A.M (acronyme de Does Real Ass Music) pour l’un de ses premiers passages parisiens. Ce chanteur-rappeur talentueux et chaleureux, tout droit venu d’une Virginie dont est aussi issu un certain Pharrell Williams. Le mec à la dégaine cool, décalée mais résolument stylée, et dont le somptueux featuring avec Erykah Badu (Wi-fi) sur son premier album sorti en octobre 2016 illumina notre fin d’année. L’artiste dont le morceau Cha Cha inspira très largement l’un des plus grands hit de ces deux dernières années, le fameux Hotline Bling de Drake.

La salle est comble, blindée, et on aperçoit même quelques trognes bien connues du journalisme spécialisé rap. Le Dj chauffe la salle avec les derniers tubes de A$AP Ferg et Kanye West, et la foule ne se fait pas prier pour taper quelques premiers pas de danse. Après 15 minutes de warm-up et échanges avec un public au taquet, D.R.A.M monte enfin sur scène accompagné de son pianiste. Hoodie de designer, dreads de rasta et large sourire sur le visage, l’artiste entame son set avec ses morceaux plus rn’b issu de son album Big Baby D.R.A.M. L’ambiance est électrique, et le rappeur fait admirer sa voix chaude à un public déjà conquis.

D.R.A.M-badaboum

Tout au long d’un concert maitrisé mais toujours spontané, D.R.A.M ne déçoit pas. Qu’il rappe ou qu’il chante, il offre une prestation à l’image de sa musique, joyeuse et funky. Très complice avec ses fans, ces derniers exultent quand résonne les premiers accords du très attendu Cash Machine, qui emporte définitivement la soirée.

Aux antipodes de rappeurs américains parfois trop peu préparés et nonchalants lors de leurs premiers concerts européens, D.R.A.M assure et fait le taf. “You know, we made a 12 hours flight to come see y’all” : le rappeur nous a prouvé avec brio ne pas avoir fait le voyage pour rien, et on espère le revoir très prochainement sur nos contrées.

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