Ce dimanche j’étais aux Buttes Chaumont histoire de bronzer un peu et d’essayer de sécher mes neurones imbibés de l’alcool de la veille. Casque sur les oreilles, j’écoutais un podcast de Joe Rogan qui avait invité le brillant humoriste Russel Brand. Un passage m’a définitivement sorti du comatage. Pour lui les réseaux sociaux sont l’expression de la conscience dominante, ils représentent les émotions et les sentiments les plus communs dans notre société. Une sorte de thermomètre en gros, et comme ce dernier ils ne sentent des fois pas très bon.

C’est avec cette pensée en tête que je fais défiler mon feed facebook ce matin. Entre une photo de soirée et une vidéo de bébés bouledogues je vois deux messages à la suite de la même personne.

Le premier est un appel vibrant à sauver les requins blancs avec un lien vers une pétition. L’idée qu’un requin déboule par la grille de filtration de la piscine m’a paru très crédible jusqu’à mes douze ans donc perso je ne serai pas le premier signataire. Mais respect pour son dévouement et son amour envers toutes les créatures de notre belle planète.

Son deuxième message n’est pas empreint de la même philanthropie. En gros elle explique qu’une fois de plus elle a été révoltée par Cyril Hanouna en regardant son émission pour je ne sais quelle raison et ordonne très sérieusement qu’on le démembre façon puzzle en commençant par les couilles. Pour être honnête avec vous, cinq minutes de son émission me foutent à la fois la haine et la migraine donc je n’ai jamais réitéré l’expérience.

Pourtant, s’époumoner pour la protection d’un requin qui peut déchiqueter Hugh Jackman d’un coup de ses 300 (300 putain !) dents tout en appelant au meurtre d’un membre de sa propre espèce me paraît assez étrange. Un peu comme cette région en Inde où tuer une vache vous envoie derrière les barreaux pour toujours, mais violer une intouchable n’inquiète pas spécialement la justice.

Et puis j’imagine que ces buzz et les réactions qui s’ensuivent ne font que profiter au tout puissant Saint Graal du PAF : l’audience. Après tout, ne dit-on pas dans le showbiz : «There is no such thing as bad publicity »  

Bref, le meilleur conseil serait celui d’arrêter simplement de regarder son émission et d’utiliser au pire son nom pour faire un peu de clickbait comme votre humble plume. Ah et rester loin des grilles de filtration des piscines. On ne sait jamais.

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Written by Jeremie Lambert
Récits et pensées straight outta Paname. Allergique à l'orthographe.