Jeune artiste australienne, Tkay Maidza fait vibrer la presse musicale anglo-saxonne et européenne depuis la sortie de son premier album Tkay (Kitsuné/A+LSO) ce 20 janvier 2017. Démarrant sa tournée européenne, nous nous sommes rendues, Rosie (photographe) et moi-même, au Badaboum ce 2 février pour prendre conscience de ce nouveau phénomène.

Une longue file d’attente pour démarrer. «Tout le monde est sur liste» ai-je entendu dire la sécurité légèrement débordée. Sponsorisée par Zadig & Voltaire, et le mag culturel Styliste, il y avait en effet une petite foule devant le Badaboum pour assister au show tant attendu de la nouvelle idole Hip-Hop/Pop indé.

Elle nous a présenté un véritable mix sonore, à la croisée du hip-hop et de la pop décomplexée, influencé par les grands « Kanye West, Kid Cudi, Childish Gambino [ou encore] Chance The Rapper » (Maxime de Abreu, Les inRocks, 30/01/17). On reconnaît aisément une Azealia Banks ou encore une M.I.A dans sa manière d’aborder la musique et de déferler sur son public son énergie débordante, tel un tsunami.

Album selon moi un peu schizophrénique, elle passe d’un style à un autre sans crier gare ; les uns trouvent cela sublime quand les autres ne savent plus sur quel pied danser. C’est pourquoi, je vous propose d’écouter les titres de cette artiste controversée afin de vous faire votre propre opinion.

La musique n’est pas une ligne de code, les styles ne sont pas figés dans le temps et pour le comprendre, il faut parfois mieux écouter avec son coeur plutôt que ses oreilles. Alors vous toucherez du doigt l’infini des possibles, et alors vous comprendrez peut-être ce que Tkay a souhaité nous faire comprendre : l’art musical est comme une grande palette de peinture sur laquelle peut apparaître, éternellement, de nouvelles teintes.

En vous souhaitant une bonne écoute !

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Written by Manon Durand
MARCHE OU RÊVE.