A la découverte de : Deva Muse, la bonne voix

A la découverte de : Deva Muse, la bonne voix

Rares sont les authentiques Divas. 

Tantôt cantatrices d’opéra, tantôt femmes dont l’arrogance n’a d’égal que l’éminence, elles attisent la curiosité. Ce n’est pas un hasard si la notre a été piquée par Deva Muse, dont le nom se joue des usages de la phonétique.

Nous sommes allés à sa rencontre afin de comprendre ce qu’elle nous annonce avec la sortie de son doux single, « Baisé volé». Le titre est produit par l'excellent Pehoz et Deva s'accompagne de Paolo et Oriana pour une alliance parfaite.


Rêves lointains ou inévitable destin ?

Une chose nous frappe chez Deva : son aisance lexicale naturelle. Les mots semblent couler de son cerveau en passant langoureusement par ses cordes vocales. Celles-ci sont dotées d’un talent hérité de ses parents, tous deux chanteurs d’Opéra. Quant à sa grammaire, elle la tient de sa grand-mère, qui exerçait comme auteure et lui contait des histoires. 

Malgré ces apparentes prédispositions, elle est totalement décisionnaire du destin qu’elle cherche à provoquer. En effet, le chant comme carrière ne lui apparaissait qu’en rêves lointains jusqu’à ce qu’elle se raisonne à les faire descendre sur Terre. 


Tout pour le job

Au moment où elle comprend que la vie d’artiste est atteignable par un ratio travail/sommeil très proche de 1, elle ne se soucie plus que du fait qu’elle peut y arriver. Alors, elle s’éloigne de Paris pour se rapprocher du monde qu’elle veut pénétrer. A Montpellier, elle enregistre ses premiers morceaux en anglais. Ils sont déjà marqués par l’amour qu’elle porte, autant pour ses lovers que pour ses haters.

Finalement, c’est le français qui donnera toute son élégance à cette insolence. 

« Montpellier, c’était de l’entraînement », nous dit-elle ; on a hâte d’assister au premier match. En ce moment, elle le prépare à Bruxelles, vivier d'artistes qui l'inspirera sans doute.

La Frasque l’a découverte, à vous de la suivre.

Theodore Cohen,