"Matahari", le clip fou de L'impératrice

Titre éponyme du nouvel album de Sa Majesté, pour «Matahari», bombe dansante instrumentale de 7 minutes et avatar d’une Jackie Brown héroïne de genre, L’Impératrice ressentait profondément le fantasme de recréer au goût moderne un morceau disco intemporel. Une basse plus lourde qu’un rouleau compresseur, et comme sceau de qualité la maîtrise historique des arrangements de Eumir Deodato (Aretha Franklin, Kool & The Gang…). Selon la légende, le seul Homme sur Terre qui aurait osé dire de son contemporain Quincy Jones : «Il ne vaut rien». Deodato se trouvant être dithyrambique à l’écoute de la démo, il accepta de travailler avec les petits jeunes français. La boucle est bouclée : les générations se rencontrent sur ce titre, Matahari vit plusieurs vies. Mythomane inspirée, mythe fascinant traversant les époques, agent triple, séductrice sans scrupules et sans frontières. Si l’espionne se joue des limites, la monarque traverse les époques : c’est la musique de L’Impératrice, s’inspirant de tous horizons et du grand mélange de notre temps.

Anatole Persuy,