Live Report : La Renaissance (Good Dirty Sound)

Live Report : La Renaissance (Good Dirty Sound)

La soirée qu'on attendait

Dans notre article sur le concert de MadeinTYO, on vous avait fait part de notre enthousiasme quant au collectif Good Dirty Sound qui avait assuré la première partie.

Pour résumer, leurs deux DJ en présence nous avaient proposé un mix du meilleur de la trap actuelle avec des transitions qui ne laissaient aucun répis à nos pauvres nuques. Ca nous a fait l'effet une série de claques dans la gueule à la mode de Ganryu, le Sumo dans Tekken. Alors clairement, on attendait le match retour avec impatience.

Lorsqu'ils ont annoncé qu'ils prévoyaient leur propre événement le 25 mai, on n'a pas bégayé une seule seconde, bien que l'adresse fût tenue secrète jusqu'au jour même. On savait simplement qu'il y aurait un gros hangar et de la trap.

Le sens du spectacle et une organisation quadrillée

Samedi dernier, on débarque donc chauds comme jamais à la soirée dignement nommée Renaissance pour enterrer nos démons après les avoir déchaînés. Dans les soirées clandestines, on s'attend souvent à avoir des petites galères à l'entrée mais là, c'était carré comme en Corée. On entre en moins de deux et on est accueillis par les basses qui vibraient en dehors du hangar, ponctuée des rires des participants qui prenaient des pauses clopes qui avait l'air d'être méritées.

Ni une ni deux, on se laisse happer par l'entrée et on débarque dans cet immense lieu couvert d'un immense graff "Kiff la life". OK, on est prêts à être dociles face à ce genre d'ordres. Entre l'entrée et le lieu de fête, on s'émerveille de voir un salon amménagé de consoles sur lesquelles on peut jouer à Fifa et à Mario Kart. L'idée nous rend dingues mais autant le dire tout de suite : on n'a pas eu le temps de niaiser dans cette partie de l'événement.

On court directement dans la pièce principale. C'est grandiose, avec un éclairage magnifiquement équilibré entre la lumière dont on a besoin pour voir et la pénombre qu'on recherche pour se libérer. Prêts à en découdre, on se laisse tenter par les pogos. Forcément, Fuck le 17 résonne et les pogos redoublent. C'est clairement l'hymne de la soirée. Il faut aussi mentionner le terrible C'est Rhall de So Sama comme un moment mémorable parmi les perles de trap américaine, anglaise ou encore brésilienne auxquelles on a eu droit. Comme si ça ne suffisait pas à exciter une foule, les organisateurs avaient prévu des fumigènes rouges et une cracheuse de feu pour le spectacle.

Entre deux bains de cette violence pleine d'amour entre les participants de la Renaissance, on a besoin de s'aérer l'esprit. C'est comme ça qu'on découvre une petite arrière salle dans laquelle on passe de l'électro soigneusement sélectionnée entre techno et acid. Encore une fois, c'est une ambiance fraternelle qui s'en dégage et les gens s'y régalent.

Fuck le 17

Fuck le 17 continue néanmoins de résonner dans nos têtes et nous ramène régulièrement dans la salle trap jusqu'à ce qu'elle soit shut down par... le 17 en question.



Il est environ 4h30 du matin, les officiers nous laissent évacuer la salle aussi doucement que nécessaire et on se permet même d'assister à un dernier show de l'impressionnante cracheuse de feu qu'est Seiko Phoenix. Tout le monde se croit dans un épisode de Game of Thrones et les noms de Khaleesi et Dracarys résonnent pour l'encourager.

Soyez curieux

On part donc un peu plus tôt que prévu mais sans aucun regret. L'équilibre entre ces deux salles et l'extérieur faisaient un parfait microcosme dans lequel on serait bien restés pour une vie. Comme ils disent eux mêmes : "Les initiés savent, les curieux comprendront". Maintenant qu'on a compris, c'est certain qu'on va chercher à tout savoir.

Pour vous tenir au courant, suivez les sur instagram, leurs stories sauront attiser votre curiosité.

PPar Dobson

Theodore Cohen,