Loyle Carner, la nouvelle pépite du hip-hop britannique

Loyle Carner, la nouvelle pépite du hip-hop britannique

BANG BANG ! Le prodige londonien de 22 ans débarque avec un premier album «Yesterday Gone» et plein de belles promesses.

Originaire du Sud de Londres, Loyle Carner, de son vrai nom Benjamin Coyle-Larner, a étudié à la prestigieuse BRIT School avant de devenir rappeur. Cette fameuse école a vu passer de grands noms de la scène anglaise comme Amy Winehouse, The Kooks ou encore Adèle. De son côté, Loyle y étudiera les arts dramatiques avant de vouer la majorité de son temps à la musique. Une formation payante que l’on peut ressentir dans chacun de ses clips qu’il co-signe.

Le britannique à commencé a faire parler de lui dans le domaine musical il y a un peu plus de deux ans maintenant avec son premier EP, A little Late. On y retrouve notamment le très bon titre Cantona dans lequel il rend hommage à son beau-père, grand fan des Red Devils et décédé lors de l’écriture de l’EP.

Ce premier EP retrace le parcours d’un jeune qui passe à l’âge adulte et les interrogations qui peuvent accompagner cette transition. Outre un flow hors du commun, la justesse de ses lyrics nous transporte dans le fort intérieur du jeune rappeur.

Le titre BFG en est le parfait exemple. Porté par un clip incisif, on se retrouve bercé dans son histoire. Elle est racontée avec une telle sincérité que chaque mot peut avoir une résonance particulière dans l’esprit de chacun.

Son premier album est dans la droite lignée de tout ce qu’il nous a proposé jusque là. Sorti début 2017 sur le label anglais AMF records, il reprend une base hip-hop teintée de sonorités Soul, Jazz et même Gospel qui n’est pas sans rappeler les sons venus de la cote Est des États-Unis. Le premier titre de son album The isle of arran sample O happy day, tout un symbole pour ce rappeur.

Ses textes ne sont pas en reste et bien évidemment encore une fois très calqués sur son histoire et sa personnalité. Même si parfois un peu mélancoliques, ses chansons se veulent optimistes et empreintes d’espoir.

En bref, après quelques écoutes on se rend compte que l'on a affaire à une sacrée tuerie, pour parler franchement. Et on n’est pas du tout étonné qu’il soit qualifié de nouvelle pépite du rap britannique par certains médias anglo-saxons. De passage à Paris à la fin du mois de février au Badaboum, on ne manquera certainement pas d’aller profiter d’un flow d’une telle qualité. Et on vous conseille d’en faire autant !

Anatole Persuy,