Coupe du monde féminine : les 5 Bleues à suivre

Coupe du monde féminine : les 5 Bleues à suivre

Pour la première fois de son histoire, la France va accueillir la prochaine Coupe du monde féminine (7 Juin – 7 Juillet). L’occasion rêvée pour les Bleues de décrocher un premier titre mondial. L’aventure débute vendredi soir face à la Corée du Sud en match d’ouverture. Focus sur les cinq joueuses à suivre.

Amandine Henry : 

Henry. Un patronyme qui résonne dans l'imaginaire collectif. Comme si la native de Lille était prédestinée à réussir dans le monde du football. Pourtant, le parcours de la désormais capitaine des Bleues ne fut pas un long fleuve tranquille. C'est grâce à sa force de caractère que la joueuse lyonnaise s'est imposée aux yeux de tous, à 29 ans, comme l'une des cadres de l'Equipe de France. 

Dotée de qualités techniques bien au-dessus de la moyenne, Henry s'ouvre rapidement les portes du prestigieux centre de Clairefontaine (à 15 ans.) Mais une grave blessure au genou vient couper sa fulgurante ascension. En 2008, elle subit une greffe de cartilage. Certains médecins lui prédisent même une fin de carrière. C'était sans compter sur l'abnégation et le mental hors-norme de la milieu de terrain. Depuis cette mésaventure, l'ancienne joueuse de Portland (USA) s'est construit l'un des plus beaux palmarès du football européen : onze championnats de France, six coupes de France et cinq Ligue des Champions avec l'Olympique lyonnais. 

Après la désillusion de la Coupe du monde 2015 - malgré un titre de deuxième meilleure joueuse du tournoi - Amandine Henry aura à coeur d'emmener le plus loin les Bleues. Elle est sans aucun doute la joueuse-clé des tricolores. 

 Wendie Renard 

Même si la capitaine lyonnaise a perdu son brassard en équipe de France depuis l'arrivée de la sélectionneuse Corinne Diacre, elle demeure l'une des patronnes sur le terrain. En plus de son physique plus qu'imposant (1m87), la défenseure des Bleues est une véritable référence mondiale à son poste. Dure dans les duels, dotée d'une excellente relance et d'un très bon jeu de tête, Wendie Renard est le prototype-type de la défenseure centrale moderne. 

Comme sa coéquipière en club Amandine Henry, Renard est un pilier de cette équipe de France (108 sélections.) Mais en plus d'être une excellente défenseure, la joueuse de l'OL est aussi une arme redoutable sur coup de pied arrêtés et dans le jeu aérien en général. Elle compte vingt buts marqués en sélection. Cela fait d'elle la dixième meilleure buteuse de l'histoire de l'équipe de France. Rien que ça. En club, c'est simple, elle a tout remporté. 25 trophées majeurs avec Lyon (13 titres de championne de France, 7 Coupes de France, 6 Ligue des champions). Il ne lui manque plus qu'un titre avec les Bleues. Quoi de mieux qu'une Coupe du monde à la maison cet été ?

Eugénie le Sommer

C'est la buteuse attitrée de l'Equipe de France. Un chiffre pour s'en convaincre : 74. Comme le nombre de buts marqués sous le maillot tricolore depuis sa première sélection il y'a dix ans. Un certain 12 février 2009 face à l'Irlande. Elle n'est plus qu'à sept unités du record de buts en équipe de France détenu par Marinette Pichon (81). La Bretonne est une attaquante complète. Buteuse hors-pair, elle peut jouer sur tous les fronts de l'attaque. Polyvalente, Le Sommer est aussi à l'aise à la finition qu'à la dernière passe. Elle est l'atout numéro un des Bleues en attaque. 

Cinquième d'une fratrie de neuf enfants, Le Sommer a baigné dans le sport dès sa plus tendre enfance. Sa mère a notamment joué au foot dans les années 70. Petite, Eugénie s'est même essayé au judo. Au point de devenir rapidement championne de Bretagne dans sa catégorie. Mais c'est bel et bien le football qui reste sa plus grande passion. Au point désormais, d'être la vice-capitaine de la sélection tricolore. Et surtout, l'une des meilleures attaquantes au monde. À elle désormais de justifier ce statut aux yeux du monde entier.  

 Kadidiatou Diani 

Au milieu de ces joueuses lyonnaises, il fallait bien un peu diversité. Mais le choix ne s'est pas fait au hasard. Kadidiatou Diani, l'attaquante de 24 ans du Paris Saint-Germain mérite amplement sa place dans ce top 5. Révélation cette année, Diani a littéralement explosé aux yeux de tous cette saison. Auteure de 13 buts avec le PSG, l'attaquante vient bousculer la hiérarchie en équipe de France. Rapide, dribbleuse, elle est un véritable danger dans les surfaces. 

Dès sa tendre enfance, Diani se fait remarquer. Dans la cour de récré d'abord, où elle joue avec les jeunes garçons de son âge qui se battaient pour l'avoir dans leur équipe. À Vitry-sur-Seine ensuite. Puis à Juvisy, où elle débute en première division à l'âge de 15 ans ! Un talent plus que précoce donc qui ne cesse de brûler les étapes. Elle s'apprête aujourd'hui à disputer sa première Coupe du monde à la maison. Le tout sans pression.  

Sarah Bouhaddi 

Le dernier rempart de l'Equipe de France. La gardienne. Un poste si décrié en football (féminin). Sarah Bouhaddi ne le sait que trop bien. Titulaire depuis plus d'une décennie à Lyon, soit le meilleur club au monde, la gardienne des championnes d'Europe est pourtant toujours critiquée, voir moquée. La raison ? Quelques boulettes grossières et sautes de concentration qui effacent des mémoires toutes les bonnes prestations accomplies les trois quart du temps restant. Injuste sûrement mais ainsi va la vie d'une gardienne de haut niveau. 

Mentalement, Sarah Bouhaddi est pourtant au top. Son expérience des grands rendez-vous et ses automatismes avec le paire centrale Renard-Mbock ( ses partenaires à Lyon) sont des atouts majeurs pour cette Coupe du monde. Il ne lui reste plus qu'à faire taire les derniers détracteurs. Car le bon parcours des Bleues passera inéluctablement par de grandes performances de Sarah Bouhaddi. 

Si vous cherchez un endroit pour mater le premier match des Bleues vendredi soir face à la Corée du Sud, allez faire un tour au bar "Bonjour Madame". Assurément, le QG des supportrices lors de ce Mondial. 

Clip de la FFF (Fière d'être Bleues)

Un film réalisé par l'agence Willie Beamen

 

Hicham Barrouk,