Le docu-série Grégory

Le docu-série Grégory

C’est une des affaires les plus médiatisées de ces 30 dernières années : le meurtre du petit Gregory. 
Un gamin de 4 ans retrouvé mort et ligoté dans  Vologne, une rivière des Vosges.

Visage d’ange, l’air paisible, il semble ne pas avoir souffert ce qui ajoute une couche de pathos supplémentaire à l’affaire. 

Très vite on comprend la complexité de l’affaire : maître chanteur, histoire familiale compliquée, jalousie...
Imbroglio avec des médias omniprésents qui donnent souvent le rythme et le ton aux revirements de l’affaire. 

L’histoire on la connaît tous. Plus ou moins. Néanmoins, elle est ici d’une nouvelle manière.
Il s’agit pas d’un simple documentaire. La série de 5 épisodes est documentée d’une certaine façon. Cette réalisation frôle l’enquête de police. En tant que spectateur on est vite pris au jeu. D’ailleurs depuis la release de la série les spectateurs se sont mis à faire leur propre enquête en ligne. Twitter recueille déjà certaines perles ! 

Ajoutez à cela de l’inédit comme les audios glaçants du corbeau, ou encore les passages du carnet de bord du dernier juge d’instruction, le juge Maurice Simon.
On s’indignera aussi de certains moments malaisants comme l’intervention d’un flic misogyne qui confond séduction et culpabilité.

On compatira avec certains protagonistes de l’histoire qui sont marqués à vie par cette affaire. Et au vu de l’engouement de ce format Netflix, il semblerait que l’on soit tous passionnés de cette affaire et de sa (possible) résolution.

Bref à bingewatcher d’urgence.

Audrey Sertillange,