Chronique de la daronne : Le stalkage

Chronique de la daronne : Le stalkage

Comme un poisson dans un bocal qui stalke

C’est parti. La daronne a sa chronique. Chaque semaine, je vais donner un regard amusé et décalé  sur les agitations de la jeunesse.

Pour l’instant, je me sens un peu comme un poisson dans un bocal. En prime, je ne suis pas certaine que mon bocal soit bien placé pour faire des observations judicieuses. Heureusement,  la rédaction a accepté d’investir dans un aquarium mobile. Comme vous pouvez le constater sur la vidéo, grâce à la rugissante technologie, il me suffira de nager entre deux eaux pour changer mon angle de vue !

Premier sujet  : un phénomène Instagram, les ex-relou. 
Alors là, ce n’est pas cadeau… Au premier mot, je cale…

C’est quoi le stalkage ?

  • L’art de talquer les fesses des bébés au temps de Staline !
  • Un mouvement extrêmement lent.  Le stalkage fait alors référence à  Stalker (1978), le chef-d’œuvre de Tarkovski qui se déroule ses actions au mode hyper ralenti. (Désolée, mais les vieux ont aussi leurs références !)
  • Cela peut venir aussi de to stalk, traquer.

Un coût d’Internet, je découvre que c’est surveiller la vie de quelqu’un sur Internet. Et c’est là qu’on prend son coup de vieux en étant resté à googliser.

La question bonus est alors : jusqu’à quel âge qu’on « stalke » et quand on commence à googliser ?

Je découvre ensuite que, à votre génération, l’ex est bien collant en étant  toujours à portée de clic. On le vire, il « stalke » et  il rentre par la fenêtre ou la trappe à chat. On s’en est  enfin débarrassé, il revient dans le circuit par les algorithmes des réseaux sociaux. Et là, il est souriant et au bras du pire boulet !

C’est comme si, hier, lorsque nous nous séparions, l’ex revenait en permanence dans l’appartement.

On cherchait un yaourt dans le frigo, il se cachait derrière la plaque de beurre. On ouvrait la porte du placard, il dormait dans nos pulls en cachemire. Pire, l’indésirable remontait par la tuyauterie pour prendre son bain en compagnie de sa nouvelle conquête. 

J’ai l’impression que je n’aurais pas apprécié la plaisanterie. Je comprends donc que l’envahissement numérique soit un brin pénible. 

J’ai lu ensuite une bonne série de posts d’exRelou.
Alors, là, c’est clair. 
Quand on stalke, peut-être qu’on rit. Quand on googlise, pas du tout.

On voit juste de la souffrance, de la méchanceté souvent gratuite et de la bêtise. On a surtout envie de dire à ces posteurs de rebrancher quelques neurones et d’enlever leurs moufles pour écrire.

Ces posts m’ont rappelé une histoire strasbourgeoise. Un homme éconduit a bombé sur tous les trajets de son ex des grands « Je t’aime Carmen ». Ils étaient si beaux que toutes les femmes de la ville rêvaient d’être cette Carmen. 

Alors pourquoi pas un compte ex-pasrelou avec  des posts de rupture qui donnent envie d’aimer à nouveau.

Bon, je vous laisse avec cette note romantique hors d’âge, il faut que  j’aille chatouiller les chimpanzés ! À la semaine prochaine.

 

La Daronne,