Arrivé à 20h30, à peine le temps de commander une bière, les lumières s’éteignent. La sphère chamanique de Maury nous envoûte. Seul devant ses machines, l’artiste pieds nus et vêtu d’une toge mystique nous concocte sa potion : une pop aérienne teintée magie noire flotte dans la salle. S’enchaînent alors 30 minutes de set électronique sensuel et fragile qui me touche de plein fouet.

21h30, le sous-sol intimiste s’est déjà bien rempli. Les membres d’Einleit montent sur scène, look 80, sourire au bout des lèvres visible du fond de la salle désormais pleine à craquer. J’attends avec impatience le premier morceau live de l’album « Lovers Be Alert » qui m’a tant surpris.

C’est « And I bid my soul to rise » qui ouvre la danse. Dès les premières notes, nous sommes transportés dans l’univers électro pop mélancolique des quatre musiciens. La prestance du chanteur, joggeur peroxydé, me surprend et ce n’est que le début.

Les morceaux s’enchaînent avec précision et énergie. Le saxo ajoute une touche jazz qui caresse nos oreilles. Toutes les émotions y passent, le public s’éclate et ondule au son de « Pull my Heart ». Puis, grosse surprise, Jun Suzuki annonce « Retrograde » de James Blake a cappella. Dérouté et excité, je me demande un instant s’il sait à quoi il s’attaque. Le léger tremblement de ses mains disparaît dès les premières envolées hypnotiques.

Un morceau à la hauteur de tout le concert, empli d’émotion !

Les musiciens le rejoignent pour terminer le concert toujours doté de cette parfaite cohésion. Il est maintenant temps de quitter la scène, on en demanderait même un peu plus, mais ce n’est que le début d’une longue épopée pour ce jeune groupe très prometteur.

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