On est allé à la rencontre du groupe Pépite dans un des nombreux bars de la capitale. Le jeune duo pop parisien revient le 29 septembre avec un second EP après un premier particulièrement apprécié & remarqué. On a eu la chance de tomber sur deux personnes accessible, détendue où le dialogue se fait naturellement et ca fait du bien ! Concrètement, on aimait déjà beaucoup leur musique, on aime encore plus les deux personnes qui se cachent derrière !

  • Pouvez vous vous présenter en quelques mots ?

Edouard: Moi c’est Edouard / Edouard, arrangeur et musicien multi-casquettes au sein de Pepite..

Thomas: Et du coup moi c’est Thomas, auteur et chanteur du groupe.

  • Comment vous êtes-vous rencontrés ? 

E: On vient de banlieues dans le 9-2, on se connaissait de vue.

T: Et en fait on s’est vraiment rencontrés sur une plage en Bretagne par l’intermédiaire d’un ami qui organise chaque année une grosse fête dans sa maison. On a d’abord fait un foot avant de jouer ensemble sur un morceau de Julian Casablancas de Strokes. Là on s’est dit « c’est cool on devrait se revoir pour faire du son ». 

  • Comment vous décririez votre musique en quelques mots ? 

T: Le premier je dirais POP, le second EXPERIMENTAL

 E: Je dirais PSYCHEDELIQUE aussi avec un savant mélange de styles qui au final rentrent dans la catégorie pop. 

  • Sur vos influences, c’est quoi les artistes, groupes sur lesquels vous vous retrouvez ?

T: On a beaucoup de choses en commun notamment l’amour du rock. On avait tous les deux des groupes étant plus jeunes.  En tant qu’enfants des années 2000, on a été bercé par Les Strokes mais aussi le rock des années 60/70.

 E: Après on se fait découvrir pas mal de choses comme par exemple la musique jamaïquaine, c’est Thomas qui me l’a fait découvrir et j’en suis devenu dingue, surtout en terme de prod’. 

Thomas, auteur & chanteur

A l’inverse c’est quoi les styles sur lesquels vous accrochez pas mutuellement ? 

E: L’exemple qui me vient là tout de suite c’est il y’ a un an, il écoutait pas du tout Bruce Springfield et moi pas du tout Michel Delpech. En un an tout s’est inversé.

T: Moi ce serait plus sur le hip-hop. J’aime bien le hip hop mais il y’a des trucs qu’il met ou j’ai plus de mal… 

  • Pourquoi ce nom ? 

E: Ca vient de l’expression « C’est une pépite » qu’on utilisait beaucoup quand on kiffait quelque chose. 

T: Maintenant on le dit plus trop du coup. En fait, à un moment on avait tout de prêt, il nous manquait juste un nom la veille de la sortie. On s’est retrouvés en soirée, on a lancé « pépite » et on s’est tout de suite dit que c’était le bon !

  Le choix du nom sobre ou pas sobre ? 

T: Je dirais moyennement sobre pour le coup.

 E: En tout cas le lendemain on s’en souvenait et on en était encore contents ! 

  • Vos surnoms un peu honteux ? 

T: Moi je l’appelle Edi, ED … ou Edichou parfois. 

E: Je donne pas beaucoup de surnoms mais je vais y penser !

Edouard, producteur

  • On vous a découvert à travers l’EP « les bateaux », un EP de 4 titres où l’on retrouve un savant mélange de chanson française et de pop synthétique. Un univers planant qui invite au voyage et notamment au voyage marin. Quel regard portez-vous sur ce premier EP ? 

T: Moi je l’aime beaucoup, il a un côté très brut, naturel. Alors bien sûr il aurait pu y avoir plus de choses, plus de production et cela peut sonner un peu simple mais il représente une période ou on faisait tout avec des petits bouts de ficelles. J’aime beaucoup ce qu’il représente. 

  • L’univers graphique, c’est vous qui donnez les directions ou vous êtes aidé par quelqu’un d’autre ? 

 E: C’est mon frère Baptiste qui s’en occupe. Une fois qu’on avait les morceaux, on s’est dit qu’il nous fallait un clip. On était en vacances en Charente Maritimes et le premier clip pour les bateaux s’est fait naturellement en se baladant sur la plage et en prenant différents plans. C’est devenu notre premier clip et Baptiste l’a repeint pour en faire la pochette. C’était alors évident pour nous de continuer à bosser avec lui. 

  • Raconter nous votre processus de création ? 

T: En général je viens avec des synthé voix , puis ensemble, pendant une petite journée on met en démo tout en discutant de la structure et de l’univers dans lequel on veut aller. 

 E: Ensuite moi je le mets en mix dans mon studio et on se revoit le lendemain pour retravailler et trouver la bonne formule. C’est d’ailleurs une méthode qu’on a conservé sur le second EP. 

  • On a commencé à découvrir les premières chansons de votre nouvel EP qui sort à la fin du mois, avec « Sensation » & « Reste avec moi ». A l’écoute de ces deux premiers morceaux et au regard des clips, on a l’impression d’être sur quelque chose d’un peu plus psychédélique que sur le premier EP non ? On a l’impression que sur cet EP on se rapproche davantage d’un monde nocturne, c’est une volonté de votre part ?

T: C’est ça, je pense que ce second EP et sa direction est venue naturellement ! Au niveau des textes on se rapprochait plus de ce que je vivais a ce moment là. Un peu de nuit, toujours un peu plus nostalgique et urbain. Finalement le premier est un peu plus associé au jour et ce nouveau EP est plus proche de la nuit. 

  • A part cet EP qui sort le 29 septembre quoi de prévu sur cette fin d’année ? 

E: Y’a quelques concerts notamment une date à La Maroquinerie pour la « release party » le 24 octobre avec une petite surprise pendant le concert donc ça devrait être une bonne soirée ! On joue aussi à Bruxelles et dans un festival pour enfants organisé par Ed Banger du nom de « Stereo Kids ». 

T: Ca va être dingue on va jouer avec Justice, un dimanche avec des enfants ! 

  • Votre plus belle frasque ? 

T: En général les frasques c’est plutôt Paul notre bassiste qui les fait ! ;)

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