A$AP Rocky

Bien que Rakim Mayers, aka Lord Pretty Flacko Jodye, aka A$AP Rocky n’eut cesse de se distinguer de la masse ces derniers mois via des sorties musicales toujours plus audacieuses et intrigantes pour l’auditeur (voir le clip de L.S.D et celui de L.P.F.J), il a cédé hier à une mode terriblement contagieuse : sortir son album sans prévenir personne, en avance sur la date initialement prévue. Un procédé déjà éprouvé avec succès par Beyoncé, Drake et plus récemment Kendrick Lamar. Peur d’un leak généralisé ou effet de surprise marketing, le fait est qu’on s’est réveillé en sursaut ce matin avec le second album d’A$AP Rocky, At. Long. Last. A$AP  en écoute partout.

A$AP RockyEt qu’en est-il de cette galette tant attendue ? S’il est encore trop tôt pour émettre une critique définitive, cette livraison fait forte impression. Tout dans cet album autant rap que psychédélique témoigne de l’audace de son auteur, qui s’affranchit de toutes les « contraintes » qui jalonnaient son premier album : pas de featuring « attendu », pas de hit calibré pour les radios (à part peut-être « Everyday » avec Miguel & Rod Stewart). A$AP Rocky veut ici montrer qu’il n’est pas un rappeur à la mode à la Big Sean, mais bien un artiste à part entière.

FAV TRACKS : Excuse Me, Lord Pretty Flacko Jodye, Fine Whine, M’s. 

At.Long.Last.A$ap

18 morceaux, des featurings de tous les côtés (mentions spéciales à Future et Lil Wayne) dont 5 avec le seul Joe Fox (!), et une atmosphère sombre, torturée mais toujours énergique se dégage de cette oeuvre ambitieuse. Un bel hommage à A$AP Yams, mentor et co-fondateur de l’empire A$AP, décédé tristement il y a quelques mois.

A$AP Rocky & A$AP Yams

A$AP Rocky & A$AP Yams